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vendredi 14 mars 2025

Greg (Histoire originale)

 Bonjour à tous!

Depuis bien longtemps, mes ennuis de santé m'ont tenus éloignés de ce blog. Je vais essayer, à mon rythme (moins intense qu'il ne l'a été dans le passé) de poursuivre mon travail ici.

D'abord, un immense merci pour vos messages de soutien!!!

Voici pour (re)commencer une nouvelle histoire que j'ai commencé à écrire il y a bien longtemps. L'inspiration me manquait pour trouver une fin satisfaisante. Mais une rencontre que j'ai faite à l'hôpital m'a donné des idées... J'espère que cette histoire vous plaira.

 

Greg

Après une nouvelle journée de recherche d'emploi infructueuse et moralement épuisante, je venais de rentrer chez moi. Machinalement, après avoir retiré mes chaussures, j'entrais au salon pour me détendre. Ce fut un choc. Deux verres à moitié pleins étaient posés sur la table basse, une veste d'homme était négligemment posée sur un fauteuil, et une cravate trainait par terre… Je n'eus pas beaucoup de temps pour me poser des questions. Des bruits caractéristiques venaient de ma… de notre chambre.

Je craignais d'être trompé par Alice… Pour être honnête, je me doutais depuis quelque temps qu'elle me trompait, mais je refusais de l'admettre. J'étais bien trop amoureux d'elle pour l'accepter. Un instant paralysé par la peur, je me décidai finalement à monter vers notre chambre sans faire de bruit. Les sons qui en émanaient ne laissaient aucun doute. Un couple était en train d'y faire l'amour. J'ouvris doucement la porte pour découvrir mon Alice gémissante et les yeux mi-clos pénétrée par un type en position du missionnaire. Je ne pus retenir un cri d'horreur. Non seulement Alice me trompait, dans notre lit conjugal, mais en plus, elle semblait y prendre bien plus de plaisir qu'avec moi.

Mon premier réflexe fut, malgré ma crainte, de me jeter sur ce type pour l'expulser manu-militari de chez moi, mais quand il tourna la tête vers moi pour identifier d'où venait le cri qu'il venait d'entendre, sans même prendre la peine de stopper son mouvement de va-et-vient, je m'arrêtai, glacé d'horreur…

C'était Greg! Greg, le salaud que je connaissais depuis le collège. Le salaud qui avait transformé toute mon adolescence en enfer. Le salaud qui m'avait brimé, qui m'avait racketté, qui m'avait battu… Pourquoi? Par quelle horrible malédiction Alice me trompait-elle justement avec ce tortionnaire??? Pendant des années, son seul regard posé sur moi m'avait provoqué des terreurs incontrôlables!

Greg regarda dans ma direction, puis après un bref instant, il me reconnut lui aussi. Un large sourire se dessina sur son visage, ce même sourire sadique qui me terrorisait des années plus tôt, et qui n'avait pas changé :

"P'tite bite!! C'est pas vrai! C'est toi? C'est toi le cocu?"

En disant cela, il n'eut même pas le réflexe de s'arrêter de baiser ma femme! Au contraire, j'eus soudain l'impression terrible que ma présence l'excitait davantage!

Paniqué, j'éclatai en sanglots comme cela ne m'était jamais arrivé dans ma vie d'adulte, je sortis en courant de la chambre et je m'écroulai sur le palier. Je ne sais pas combien de temps je restais là, à terre, mais je sentis soudain une main ferme qui passa sous mon bras pour me  relever. C'était Greg, en caleçon, qui me serra dans ses bras comme si nous étions de vieux amis. J'avais l'impression d'étouffer.

"P'tite Bite! C'est sympa de te revoir! Comment tu vas?"

Ma femme, qui venait de passer un peignoir, sortit de la chambre.

"Vous vous connaissez? Gregory, mon chéri, tu connais mon mari?"

"Ouais, je le connais! On a passé des supers moments ensemble au collège, et au lycée aussi! N'est-ce-pas P'tite bite?"

En disant cela, il me relâcha et m'envoya une gigantesque bourrade sur l'épaule qui me fit chanceler. Alice nous regardait en semblant incrédule, puis soudain, partit dans un fou-rire incontrôlable:

"P'tite bite, je ne sais pas pourquoi tu l'appelles comme ça, mais ça lui va tellement bien!"

Greg faisait plus d'une tête de plus que moi, et sans doute près d'une centaine de kilos de muscles. Il me prit par l'épaule et me poussa vers l'escalier, puis le salon.

"Il faut qu'on boive un verre pour fêter nos retrouvailles!"

Comme au collège, j'étais complétement terrorisé par Greg, et incapable de réagir en sa présence. Je m'en voulais, et je ne comprenais pas cette terreur incontrôlable qui me submergeait, mais je fis exactement ce qu'il me demandait. Arrivés au salon, je lui servis à sa demande un verre de mon whisky préféré… Qu'il avait évidemment déjà goûté plus tôt avec ma femme. Rapidement, il engagea la conversation:

"Alors, P'tite bite, qu'est-ce que tu deviens? Tu as une jolie maison, et une très jolie femme! On dirait que ça marche pour toi!"

J'étais paralysé par la peur, incapable de répondre. Alice répondit pour moi:

"Ça ne marche pas si bien que ça. Pierre a été licencié il y a quelques mois, et il est incapable de retrouver un emploi. C'est mon salaire seul qui nous fait vivre, comme nous ne pouvons plus compter sur le sien. Nous avons été obligés de renoncer à notre train de vie!"

"Oh, mon pauvre ami! Tu n'as vraiment pas de chance. Heureusement que tu as une femme qui t'aime!"

Ajouta-t-il avant d'embrasser lascivement Alice devant moi. J'éclatai une nouvelle fois en sanglots.

Alice s'approcha de moi et me prit dans ses bras.

"C'est vrai que je t'aime. Tu es si gentil. C'est dommage que tu ne…"

"… Serves plus à rien?" Je l'interrompis, sans dissimuler ma frustration, terminant sa phrase à sa place. Vexée, elle alla s'assoir  à côté de Greg.

Celui-ci, sans aucune gêne apparente, posa ses pieds sur la table basse, puis me dit:

"J'ai la dalle, moi. P'tite bite, si tu nous préparais quelque-chose à bouffer?"

Frustré et en colère, je hurlai soudain:

"Arrête de m'appeler comme ça!"

Greg se redressa brusquement, m'attrapa par le bras pour m'empêcher de bouger et me baissa brutalement mon pantalon d'une main, déchirant au passage la braguette. Puis il baissa mon caleçon tandis que je restais paralysé par la peur.

"Regarde toi-même! Elle est toute petite! Comment pourrais-je t'appeler?"

Je restais là un long moment sans réagir, rouge de honte et le cul nu devant ma femme et son amant. Je croisai un bref instant le regard d'Alice, et je vis qu'elle semblait navrée. Je finis par dire avec une voix faible:

"Je m'appelle Pierre…"

Greg, voyant que la situation n'amusait plus ma femme, me lâcha le bras, et me dit avec douceur:

"OK, Pierre, tu veux bien nous préparer un dîner? Alice a faim elle aussi… Après, on pourra causer plus calmement."

La tête basse, j'avais vite remonté mon caleçon, et j'essayais désespérément de remonter mon pantalon déchiré pour retrouver une tenue à peu près décente, quand Alice se décida à venir à mon aide. Elle m'embrassa pour me calmer et m'aida à ajuster mon pantalon. Elle me prit ensuite par la main et m'entraina vers la cuisine.

Tout en me passant un tablier, elle m'expliqua, avec un ton qui trahissait quelque regret, qu'elle m'aimait avec énormément de tendresse, et qu'elle avait besoin de moi. Elle m'embrassa plusieurs fois, et elle insista longuement sur le fait qu'elle avait besoin de moi, mais elle ajouta que Greg, avec sa virilité triomphante, lui avait fait découvrir des formes de plaisir qu'elle ignorait complètement. Elle disait nous aimer tous les deux, même si elle nous aimait différemment.

Je l'écoutais sans vraiment l'entendre. Sous le choc, dans un état second, je sortis un plat qu'on gardait au congélateur pour le passer au four. Il y avait des années que nous ne nous étions plus vus, et pourtant, en présence de Greg, je réagissais exactement comme dans mon adolescence, quand il me terrifiait et qu'il me dominait totalement. Je faisais très exactement tout ce qu'il me demandait.

Peu après, je servis le dîner dans la cuisine. Greg et Alice mangèrent de bon appétit. Quant à moi, je ne parvins pas à avaler quoi que ce soit. Après le repas, je restais assis là dans la cuisine alors que Greg entrainait ma femme vers notre chambre. Je ne sais pas combien de temps j'étais resté assis là, sans bouger. J'entendais parfois des petits cris, ou des gémissements qui me parvenaient de notre chambre, mais j'étais incapable de réagir. Je m'endormis finalement là, assis sur une chaise, et la tête sur la table de la cuisine.

 

samedi 24 mars 2018

Bangkok, aller simple. (création originale)

La dernière histoire que j'ai écrite... Publiée il y a longtemps sur "fictionmania". J'ai commencé à en écrire d'autres, mais il me manque du temps ou de l'inspiration pour les finir. Peut-être que j'aurais les deux d'ici quelques temps...


J'attendais ce voyage avec impatience. Nous sommes dans l'avion pour la Thaïlande, avec ma petite amie Chloé, sa tante Stéphanie et sa mère Sandrine.

Je tiens la main de ma copine. Elle est moite. Je sais que Chloé est morte de peur, même si elle ne le montre pas. Oh, elle n'a pas peur de l'avion, enfin, je ne crois pas. En réalité c'est le but de notre voyage qui l'angoisse. Chloé va subir une opération de changement de sexe. Elle va devenir une véritable jeune femme. En effet, ma petite amie Chloé était autrefois mon ami d'enfance Antoine.

C'est sa mère qui a offert ce voyage à Chloé pour ses dix-huit ans, et j'ai la chance de pouvoir les accompagner.



Il y a quelques jours à peine, nous fêtions l'anniversaire de ma copine. Elle était ravie d'être enfin majeure et de pouvoir enfin envisager mener sa vie comme elle l'entendait.

Chloé ouvrait ses cadeaux et remerciait tout le monde avec un sourire éclatant. Elle n'en finissait pas d'ouvrir des paquets qui contenaient des robes, de la lingerie, des chaussures, du parfum, et tant d'autres choses dont rêvent les jeunes filles. J'étais sans doute le seul dans l'assemblée à discerner dans le regard de ma copine un profond désespoir, qu'elle cachait parfaitement bien.

Chloé éclata en sanglots quand elle ouvrit l'enveloppe que sa mère lui tendait et y découvrit un carton sur lequel était écrit: "Bon pour une opération de chirurgie de réattribution sexuelle – Hôpital de Bangkok – Thaïlande".

Toute l'assemblée applaudit, ravie de voir les larmes de joie de Chloé. Les personnes présentes savaient toutes qu'elle était une fille dans le corps d'un garçon depuis son coming-out officiel quand elle avait quinze ans.

J'étais sans doute le seul dans l'assemblée à savoir que les larmes de ma copine étaient en réalité une manifestation de désespoir. Je savais qu'Antoine n'avait en réalité jamais choisi de devenir Chloé, mais que c'était sa mère qui l'avait poussé dans cette voie.

Voyant que Chloé allait se sentir mal, je l'accompagnais dans sa chambre. Au passage, de nombreuses personnes me saluèrent et me félicitèrent. Pour elles, j'étais l'ami fidèle qui avait le premier accepté la différence de Chloé. Pour elles, j'étais un exemple de tolérance et de patience. Pour toutes ces personnes, j'étais une sorte de héros, de gendre idéal. Je savourais ce rôle, même s'il s'agissait d'un terrible mensonge.



Dans l'avion, je regarde le joli visage de Chloé qui semble apaisé. Elle vient de s'endormir. Je lui caresse les cheveux, et je me souviens comment tout a commencé…

……………..


lundi 4 décembre 2017

Amis d'enfance (Histoire originale)



Quand j’y pense, c’est étonnant que Christian et moi soyons si proches. Nous n’avons rien en commun. Christian est très sportif, il est grand, viril et musclé. Il est le type même du beau mec qui fait craquer les filles. Je ne sais pas combien de copines il a connu… Je les ai pratiquement toutes rencontrées, mais j’ai renoncé à les compter.
De mon côté, j’étais plutôt petit et malingre. Je cachais mon visage encore enfantin derrière de grosses lunettes qui faisaient de moi une caricature de l’intello, détesté au collège. J’en souffris énormément dans mon enfance. Inutile de préciser à quel point les enfants peuvent parfois être cruels entre eux
J’étais un garçon très solitaire. Même mes parents ne s’occupaient que peu de moi. Ils n’avaient pas beaucoup de temps à me consacrer. Ils travaillaient tous les deux, et les rares fois où nous étions ensemble à la maison, ils se disputaient.
Les seules personnes qui semblaient un peu s’intéresser à moi étaient mes professeurs, parce que j’étais plutôt doué en classe, mais peut-être aussi un peu par pitié.

Ma vie changea quand Christian est entré dans ma classe de sixième. Le professeur nous le présenta comme un nouvel élève et le fit asseoir à côté de moi. Je fus immédiatement impressionné, et un peu effrayé aussi, par sa taille. A lui seul, il occupait pratiquement toute la table et ne me laissait qu’un tout petit espace pour travailler. Le professeur m’expliqua que Christian avait quelques difficultés scolaires, et qu’il comptait sur moi pour l’aider. Les premiers jours, Christian ne m’adressa quasiment pas la parole.
Notre amitié est curieusement née grâce à une interrogation écrite de maths. Christian avait copié sur moi, et le professeur s’en était rendu compte. Il vint nous voir en rendant les copies :
"Christian, c’est très suspect que vos résultats se soient améliorés à ce point ! Je crois que vous avez copié sur votre camarade, et je vais être obligé de vous mettre un zéro !"
Je ne sais pas pourquoi j’intervins à ce moment, je crois que j’avais un peu peur que Christian ne se venge sur moi :
"Non monsieur, Christian n’a pas copié !"
Je voyais bien que le professeur ne me croyait pas, mais j’insistais : 
"Nous avons révisé ensemble ! Vous aviez demandé que je l’aide… C’est ce que j’ai fait !"
Je devais être rouge d’oser mentir à ce point, le professeur regarda mon voisin dans les yeux, comme pour y trouver la vérité. Christian me regarda longuement avec un air surpris, puis confirma mon mensonge avec empressement. Le professeur accepta finalement de lui laisser sa bonne note.
Pendant plusieurs jours, je crus que j’avais fait une énorme bêtise en mentant ainsi au professeur de maths. Christian ne me montra à aucun moment une quelconque reconnaissance…
Jusqu’à ce jour où, une fois de plus, j’étais la cible des quolibets de mes camarades. Jérôme, la terreur de la cour de récréation, m’avait pris mes lunettes et les tenait en l’air. J’essayais de les récupérer, tandis que Jérôme me repoussait d’une main. Mes efforts désespérés faisaient beaucoup rire la dizaine de garçons qui nous entouraient. Soudain, les rires cessèrent quand une voix forte se fit entendre :
"C’est un peu trop facile de s’attaquer à un petit ! Tu devrais plutôt te mesurer à moi !"
C’était Christian qui venait à ma rescousse. D’une main, il saisit le bras qui tenait mes lunettes et le tordit. Jérôme hurla de douleur et tomba à genoux. Un de ses amis essaya d’intervenir, mais Christian le repoussa si fort de sa seule main libre qu’il tomba sur les fesses. Puis, il prit les lunettes pour me les rendre, sans lâcher sa prise sur le bras de Jérôme. Après un instant pendant lequel on n’entendait plus que les gémissements de douleur de Jérôme, Christian annonça calmement :
"Le prochain qui s’attaquera à Pierre aura affaire à moi !"
Puis, se baissant à la hauteur du visage de Jérôme, il ajouta :
"Est-ce que c’est bien clair ?"
Le visage déformé par la douleur, Jérôme promit de me laisser tranquille. Sans un mot de plus, Christian s’éloigna. D’abord un instant très surpris, je me mis à courir pour le rejoindre.
"Christian, je ne sais pas ce que je peux faire pour te remercier…"
"Moi, je sais… L’autre jour, tu as menti au prof en disant qu’on avait bossé ensemble…"
"Euh, oui ?"
"Je crois que c’est ce qu’on devrait faire : bosser ensemble… Tu es plutôt doué… Et moi, je ne peux pas me permettre un nouveau redoublement !"
"Oh, tu as redoublé ?"
"Ouais, déjà deux fois !"
C’est ainsi que notre amitié débuta.
………………………

mardi 19 septembre 2017

Un secret de famille (création originale)

Une histoire que j'ai écrite il y a quelques années...



Je m'appelle Michel, j'ai trente-deux ans. Je suis employé dans un grand magasin. Aline, ma femme, travaille à mi-temps au même endroit que moi, et nous élevons nos deux enfants.
La banalité affligeante de ma vie m'a sans doute poussé à me passionner pour les secrets de famille de mes amis, au point de parfois être très indiscret. J'avais l'impression qu'ils avaient une vie étonnante en comparaison de la mienne.
La seule "originalité" de ma famille était le fait que mon père soit beaucoup plus âgé que ma mère. Il est décédé alors que je n'étais qu'un adolescent.
Je n'imaginais pas, ce matin-là, en allant décrocher mon téléphone qui sonnait, que j'allais apprendre que ma famille avait aussi un grand secret, une histoire extraordinaire.

Toute ma vie et mes certitudes allaient en être bouleversées. A l'autre bout du fil, une personne m'annonçait que ma mère venait d'avoir un accident de voiture. C'était grave, on ne pouvait pas me dire si elle vivrait. Je me rendis au plus vite à l'hôpital avec Aline. Le médecin qui m'accueillit m'annonça que, malheureusement, ma mère venait de succomber à ses blessures. Sous le choc, j'acceptais de le suivre pour reconnaître le corps de maman. Ce fut une épreuve terrible, mais pas autant que ce qui allait suivre… Et pas du tout pour les raisons que j'imaginais.

samedi 24 juin 2017

Un destin bouleversé (création originale)

Voici l'histoire qui est à l'origine de ce blog. 
Il y a déjà trois ans, j'ai écrit et publié cette histoire sur fictionmania. 
L'année dernière, j'ai eu la surprise de lire un livre en Anglais, écrite par un certain KK, trouvé sur le site http://www.sixpacksite.com/
 
L'intégralité de ce livre, sauf la fin, était une traduction littérale de mon histoire. Après quelques échanges de mails, j'ai accepté que cette traduction continue à être publiée, à condition que mon nom soit ajouté sur la couverture...
Je songeais depuis longtemps à publier mes histoires dans un blog personnel, mais je n'avais pas suffisamment de temps pour écrire régulièrement. Mon blog menaçait d'être désespérément vide... Puis je me suis dit: et pourquoi ne pas faire comme KK et traduire les histoires qui me plaisent? C'est moins long que d'écrire moi-même. Je pourrais ainsi sans dépenser trop de temps alimenter régulièrement mon blog, et de temps en temps, quand le temps et l'inspiration me le permettraient, y publier mes propres récits. 
Voilà comment est né ce blog...

Et maintenant, l'histoire: 

Un destin bouleversé.

Récit d'Evan. 
Que m'est-il arrivé? Des mois après le début de cette histoire sordide, je n'ai toujours pas compris. J'ai beau essayer d'expliquer que c'est une erreur, que quelqu'un m'a fait une blague de mauvais goût, personne ne me croit. J'en suis arrivé à douter de moi-même.
Mes meilleurs amis, le coach de mon club de foot, et même ma famille m'ont traité comme si j'étais un monstre. Emilie, ma copine, que j'aimais par-dessus tout, m'a aussi laissé tomber!
C'est un cauchemar. Pourtant, en me regardant dans la glace, je vois les transformations de mon corps, de mon visage. Je suis bien obligé de me dire que tout cela est bien réel.
Une fois de plus, je me remémore le début de cet enfer pour essayer de comprendre. Soit je suis fou, soit quelqu'un m'a piégé. Mais qui? Et pourquoi?

Il y a quelques mois, j'étais Evan, un garçon normal. Pas très grand, pas très musclé, pas très beau… Normal, quoi!
Je vivais encore chez mes parents. Ma grande sœur Emma avait quitté la maison depuis peu pour étudier à la Fac. Etant le seul enfant resté à la maison, mes parents me chouchoutaient. Ils me payaient des cours de code pour préparer mon permis de conduire. A la maison, je me sentais comme un coq en pâte.
J'allais au lycée, je devais passer le baccalauréat l'année suivante. Je voyais Emilie le plus souvent possible. Le week-end, je jouais au foot dans un petit club. Gilbert, le coach, était comme un second père pour moi. Bref, tout allait bien dans ma vie, quand, soudainement, tout changea.

J'ai vu les premiers signes un week-end, pendant un match de foot. Ce jour-là, malgré mes efforts pour me démarquer, aucun de mes coéquipiers ne me passaient le ballon. J'avais bien remarqué qu'ils me regardaient bizarrement avant le match, dans les vestiaires, et à l'échauffement. Au bout d'une demi-heure de jeu, Gilbert me fit sortir du terrain. Il me demanda ce qui n'allait pas, pourquoi mes copains semblaient m'en vouloir. Mais je ne comprenais pas. Après le match, je m'approchais de Matthieu, mon meilleur pote, pour essayer de discuter avec lui. Il me repoussa avec violence:
"Ne t'approche pas, pédale!"
Voyant les choses s'envenimer, Gilbert intervint et nous emmena tous les deux dans son bureau. Là-bas, il demanda à Matthieu de s'expliquer. Celui-ci répliqua que personne dans le club ne voulait plus jouer avec un pervers comme moi, que toute l'explication était sur ma page "Facebook". Je ne comprenais pas. J'avais bien une page sur ce réseau social, mais je ne m'en servais que rarement, et uniquement pour publier des photos de nos matchs, ou pour dialoguer avec Emilie. Matthieu insista furieusement, et en haussant le ton, il parla de mon "autre page". Je comprenais encore moins. Je niais avoir plusieurs comptes "Facebook". Voyant qu'il était de plus en plus nerveux, Gilbert demanda à Matthieu de sortir. Ensuite, il me recommanda de ne pas revenir au club tant que les choses ne seraient pas plus claires.

Les jours suivants, c'est au lycée que les choses s'envenimèrent. Personne n'acceptait plus de s'assoir à côté de moi pendant les cours. Tout le monde semblait m'éviter. Un matin, j'entrais dans les toilettes du lycée. J'y croisais Jérôme, un type que je connaissais vaguement. Il m'agressa littéralement:
"Toi, la pédale, c'est pas parce qu'on est seuls dans les toilettes qu'il faut t'imaginer pouvoir m'enculer!"
"Ça va pas?"
Je n'eus pas le temps de dire autre chose. Il m'envoya un coup de poing en pleine figure. D'abord surpris, j'essayais de me défendre face à cette agression. Le bruit de la bagarre attira plusieurs camarades qui nous séparèrent. En me reconnaissant, tous prirent le parti de Jérôme, et certains commencèrent à me frapper à leur tour. Je tombais à terre sous leurs coups. Ils frappèrent de plus belle. Je reçus même des coups de pieds dans le ventre ou dans le dos. C'est l'arrivée d'un surveillant qui me sauva.
Je me retrouvais avec Jérôme dans le bureau du proviseur. Après que l'infirmière nous eut examinés, il nous expliqua avec un ton autoritaire qu'il allait faire une enquête pour comprendre ce qui avait déclenché un tel accès de violence, mais aussi qu'il allait réunir un conseil de discipline pour nous faire renvoyer du lycée. J'essayais de bredouiller quelque chose pour ma défense, mais le proviseur m'interrompit en me disant qu'en attendant la décision du conseil de discipline, il nous interdisait, à Jérôme et à moi, de revenir au lycée!
Mon père vint me chercher. A son air, je voyais bien que je ferais mieux de me taire, même si je n'avais rien à me reprocher. C'est donc dans un silence angoissant que nous sommes rentrés à la maison.

mardi 23 mai 2017

Petites soeurs (création originale)


Je ne vais pas tarder à faire mon entrée solennelle dans l'église. Maman est à mes cotés. Plus nerveuse que moi, elle ne cesse de réajuster ma coiffe. Elle veut que je sois parfaite pour mon mariage. Mais en ce moment, je suis nerveuse pour d'autres raisons...
Et d'abord, parce que Daniela, ma sœur, est en retard... Comme toujours. Pour la dixième fois en moins de deux minutes, je demande à maman de me donner l'heure. J'entends la marche nuptiale qui débute, je vais faire mon entrée, et toujours aucun signe de Daniela. Au moment où je m'avance vers la porte, elle arrive enfin avec Gilles, son compagnon. Elle porte une robe courte en satin de couleur bleu électrique dont le décolleté ne cache pratiquement rien de ses seins siliconés. Ses longues jambes sont gainées de bas en dentelle noire et perchées des escarpins rouges à talons vertigineux. Ses longs cheveux roux sont attachés en un invraisemblable chignon, et elle est maquillée comme une voiture volée. Décidément, malgré mes efforts pour lui apprendre un minimum de bon goût, elle gardera toujours un petit coté pute! Mais, après tout, si cela plait à Gilles!
Celui-ci me regarde avec un grand sourire et son regard semble dire:
"Désolé!"
Malgré ses cheveux gris, cet homme a un charme fou. Daniela et lui forment un bien étrange couple. Il a trente ans de plus qu'elle, il est toujours en costume impeccable. On dirait le chef d'une grande entreprise (ce qu'il est) en train de s'encanailler avec une prostituée des plus vulgaires.
Avant de reprendre ma marche vers le cœur de l'église et mon futur mari, j'échange un dernier sourire avec Daniela tandis que Gilles l'entraîne pour rejoindre les autres invités... Elle a énormément changé en deux ans... Il y a deux ans, elle était encore mon frère Daniel!
En avançant au son de la marche nuptiale, tous les événements me reviennent en mémoire.
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jeudi 23 mars 2017

Les féminisatrices 5: Alexie

Liens vers les autres épisodes:

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-1-nicole-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-2-yvette-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-3-michelle-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-4-doria-creation.html

 

Alexie
Les féminisatrices – Episode 5

Depuis tout petit, j'avais toujours détesté la rentrée des classes, mais ce jour là, j'étais vraiment mal à l'aise. J'avais accepté ma féminisation par amour pour Agathe, mais je devrais désormais rester à l'internat, loin d'elle, et ne la revoir que durant les week-ends et les congés... Et cette torture devait durer jusqu'au baccalauréat! J'avais promis à ma mère de faire des efforts pour réussir dans mes études, pour ne plus jamais retomber dans la délinquance... Mais j'avais peur d'être incapable de tenir cette promesse.
J'avais peur pendant cette longue séance d'appel dans la cour du lycée. Je me sentais une étrangère au milieu de toutes ces filles, qui pourtant portaient le même uniforme que moi. Tandis que petit à petit, je me calmais, je regardais autour de moi ce qui devait être mon univers dans les prochaines années.
Le lycée privé pour jeunes filles était installé dans un château dont le style me rappelait les établissements scolaires britanniques que j'avais parfois vus à la télévision. Nous étions environ deux cent dans la cour intérieure. Madame De R., la directrice, une femme autoritaire sans âge, vêtue d'un tailleur strict gris sombre, et avec les cheveux du même gris attachés en chignon, faisait son discours de rentrée et nous présentait les enseignantes. Elles avaient toutes pris place sur le grand escalier. Je n'écoutais que distraitement le discours de la directrice, et je regardais autour de moi.
Alexie, la seule personne que je connaissais, m'avait laissée seule pour rejoindre ses amies. Elles formaient un petit groupe de quatre filles que j'allais bientôt mieux connaître... Hélas!
En regardant autour de moi, je repérais petit à petit les anciennes élèves. Elles se distinguaient par leur allure. Elles semblaient si sûres d'elles, et s'étaient permis des petites fantaisies dans leurs uniformes. Certaines portaient une fleur à la boutonnière, ou dans les cheveux. D'autres portaient des talons et des bas fins, plutôt que les socquettes blanches et les talons plats que j'avais. Certaines avaient même raccourci leur jupe.
Les nouvelles, comme moi, se repéraient tout aussi facilement. Leur regard effrayé, leur uniforme strict, leurs cheveux attachés sans aucune originalité... Elles me faisaient penser à des agneaux qu'on amenait à l'abattoir... Et je leur ressemblais!

samedi 18 mars 2017

Les féminisatrices 4: Doria (Création originale)

Liens vers les autres épisodes:

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-1-nicole-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-2-yvette-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-3-michelle-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-5-alexie.html

Doria:
Les féminisatrices - épisode 4:

L'été était enfin arrivé. Les premiers jours, Agathe, Déborah, Michelle et Alexie restèrent sagement à la propriété pour se reposer. Elles bronzaient dans le jardin, et s'amusaient dans la piscine. De mon côté, j'aidais Yvette à tenir la maison, et je faisais le service, apportant des boissons fraîches et des sandwichs aux filles. Malgré l'insistance d'Agathe pour que je les rejoigne dans la piscine, je disais que je préférais ne pas laisser Yvette travailler seule. Le soir, quand elle rentrait, Doria était ravie de me voir en petite robe de soubrette. Elle me fit plusieurs fois des compliments:
"C'est très bien d'aider Yvette alors que personne ne t'y oblige. Je constate une fois de plus que tu es une personne de confiance. Je suis fière de toi!"
A chaque fois, je bredouillais un timide "merci", mais je n'osais pas lui avouer qu'en réalité, je ne cherchais pas vraiment à être généreuse avec Yvette, mais que je paniquais à l'idée de me mettre en maillot de bain. L'idée de me montrer dans le bikini qu'Agathe venait de m'offrir m'horrifiait. Je ne me sentais pas prête à exhiber des formes auxquelles je ne m'étais pas encore habituée.

Un soir, Doria m'observa longuement pendant que je faisais le service. Ses yeux suivaient chacun de mes mouvements, et j'étais très gênée d'être fixée ainsi. Au moment de retrouver Yvette dans la cuisine, je lui fis part de ma gêne. Elle me répondit avec un grand sourire:
"Oh, ne t'inquiète pas! Nous allons bientôt avoir une grande fête... Disons: 'familiale', et elle est entrain de te jauger. Je crois qu'elle voudrais que tu participes!"
"Une fête? Quel genre de fête?"
"Oh, c'est la réunion d'un club très sélect dont Doria est la présidente... Tu sais, il y a quelques mois, tu avais fait tout un drame parce que tu n'étais pas invitée!"
"Euh, oui je me souviens... et donc maintenant, elle veut m'inviter?"
Yvette laissa échapper un petit rire, mais avant qu'elle ne puisse ajouter quoi que ce soit, j'entendis la voix de Doria derrière moi:
"Non, tu ne seras pas invitée, mais je crois que tu es suffisamment stylée pour faire le service!"
"Oh! Et qu'est ce qui va se passer pendant cette fête?"
"Je crois que tu seras très étonnée! Il faut que tu saches que c'est normalement réservé aux adultes. Je n'y ai jamais amené personne d'aussi jeune que toi... A part bien sûr mes filles... Mais tu as démontré plusieurs fois qu'on pouvait compter sur toi. J'ai envie de te faire confiance!"
Très intriguée par la perspective de participer à cette mystérieuse fête, je ne pus que répondre:
"Ah!?"

Doria ne m'en dit pas plus, mais le lendemain matin, Yvette m'emmena en ville pour m'acheter un nouvel uniforme de soubrette. Elle m'expliqua que nous serions plusieurs à faire le service, et que nous aurions toutes la même tenue. Je compris que cette tenue serait très différente de celles que je portais d'habitude quand Yvette me fit entrer dans un sex-shop. Une dame blonde d'environ quarante ans nous accueillit et nous invita sans attendre à entrer dans l'arrière-boutique. Je compris immédiatement qu'elle savait déjà tout de moi quand elle commença à parler:
"Voici donc la petite merveille dont Doria m'a parlé! Tu es vraiment très jolie! Une vraie réussite!"
"Euh... Merci madame..."
"Appelle moi Martine, je t'en prie!"
"D'accord... Martine."
J'étais très intimidée devant cette très belle femme qui semblait douée d'une autorité naturelle impressionnante. Elle continua:
"Bien, ton uniforme est prêt, passons aux essayages... D'abord les sous-vêtements. Déshabille-toi... Entièrement!"
Un instant, je restais déstabilisée, mais Yvette me fit signe de m'exécuter. Très vite, je me retrouvais nue devant cette femme, la main droite cachant mon sexe, et le bras gauche devant mes petits seins. Elle me regarda un instant:
"Tu es vraiment superbe! Dommage que tu sois encore mineure, sinon j'aurais un emploi à te proposer!"
Yvette intervint:
"Martine! S'il vous plait!"
Et elles éclatèrent de rire toutes les deux. De quel emploi parlait-elle? J'avais discerné une gêne dans la voix d'Yvette, et j'imaginais donc qu'il s'agissait de quelque chose de "pas très net"... Peut-être strip-teaseuse ou même pire... Prostituée?

samedi 11 mars 2017

Les féminisatrices 3: Michelle (Création originale)

Liens vers les autres épisodes:

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-1-nicole-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-2-yvette-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-4-doria-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-5-alexie.html

Michelle
Les féminisatrices – Episode 3

Michelle était allongée sur le divan du salon. J'étais sous le choc en regardant son visage ensanglanté. Son père l'avait frappée avec une terrible violence. Je lui tenais la main. Elle ne disait rien, mais je lisais la panique dans son regard, et sa main se crispait fortement dans les miennes, jusqu'à me planter douloureusement ses ongles dans ma paume.
Au bout de quelques minutes, une ambulance est arrivée. Deux hommes en blouse blanche sont entrés et se sont occupés de Michelle. Je voulus m'éloigner, mais Michelle ne me lâchait pas. Ses grands yeux me regardaient avec intensité, et je compris que je ne devais pas la laisser seule.
De son coté, Yvette était suspendue au téléphone, essayant de joindre Doria.
Jusque-là, Michelle et moi n'avions pas été très proches, mais dans cette situation, je comprenais qu'elle ne voulait pas que je la laisse seule.
Après les premiers soins, les deux infirmiers ont déposé Michelle sur un brancard, et voyant que Michelle avait peur, m'ont proposé de les accompagner. Un peu paniquée par cette situation, la main toujours empoignée par Michelle, je regardais en direction d'Yvette, ne sachant pas quoi faire. Yvette me fit signe de les accompagner, me précisant qu'elle viendrait nous rejoindre à l'hôpital dès qu'elle aurait réussi à joindre Doria et Déborah.

C'est ainsi que, quelques minutes plus tard, j'étais seule dans une salle d'attente de l'hôpital. Michelle avait été emmenée pour être soignée en urgence.
Je ne me suis jamais sentie à l'aise les quelques fois où j'étais allée dans un hôpital, même pour une simple visite, mais là, je me sentais vraiment mal. Je n'arrivais pas à contrôler mes mains qui tremblaient, et je n'avais personne contre qui me blottir.
Au bout de quelques interminables minutes, une dame très nerveuse est arrivée, accompagnée d'une infirmière. J'entendis leur conversation. L'infirmière disait:
"Veuillez attendre ici, madame, le docteur viendra vous voir dès qu'il aura fini de s'occuper de votre fille."
La dame répondit en criant:
"C'est mon fils Michel! Pas ma fille!"
"Oui, pardon, madame, votre fils…"
Sur ces mots, l'infirmière quitta la pièce et je me retrouvais seule avec celle que je compris être la mère de Michelle. Je m'approchais d'elle pour essayer de lui parler, mais elle me dit très sèchement:
"Vous, ne m'approchez pas! Vous faites partie de la clique de cette Doria M. qui a fait ça à mon fils!"
Je partis immédiatement m'asseoir dans le coin opposé de la salle d'attente, avec l'envie de disparaître sous terre.

mardi 7 mars 2017

Les féminisatrices 2: Yvette (création originale)

Liens vers les autres épisodes:

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-1-nicole-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-3-michelle-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-4-doria-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-5-alexie.html


Yvette
Les féminisatrices – Episode 2

J'étais dans la cuisine avec Yvette, et j'avais du mal à réaliser ce qu'elle venait de me révéler: elle était un homme!
Incrédule, je regardais sa petite culotte, gonflée par un sexe clairement masculin:
"Mais, c'est impossible, Yvette! Vous êtes si féminine!… La douceur de votre visage… Votre… Poitrine!…"
"Oui, ce sont les effets des hormones. C'est joli, non?"
"Les hormones? Les pilules que Doria me fait prendre ont autant d'effet? C'est…"
Ma voix s'étrangla dans ma gorge. Je venais de réaliser à quel point les hormones pouvaient me faire changer. Je me mis à pleurer de manière incontrôlable. J'étais perdu dans mes pensées. J'aimais Agathe à la folie, et je me sentais prêt à faire énormément de choses pour elle… Mais ça???
Yvette me prit dans ses bras:
"Chut, du calme! Tu vas adorer devenir une jeune femme. Tu te sentiras beaucoup plus proche d'Agathe, et vous vous aimerez plus fort que tu ne peux l'imaginer!"
"Vous… Vous croyez?"
"Bien sûr! C'est exactement ce que je vis avec Doria… "
"Mais… Vous et Doria? Je veux dire… Vous êtes la bonne!"
"Oui, je me sens vraiment bien dans ce rôle… Je reste disponible pour offrir à Doria tout ce qu'elle désire… Et je suis comblée quand elle m'invite à la rejoindre dans sa chambre!"
"Je ne comprends pas…"
Doria nous interrompit en entrant dans la cuisine:
"Eh bien, que se passe-t-il? Quelque chose ne va pas, Nicole?"
"Ce n'est rien, Madame. Elle commence à réaliser à quel point elle va changer!"
Répondit Yvette.
"Oui, bien sûr, vous passez toutes par ce stade quand vous comprenez qu'il faut dire adieu à votre sacro-sainte virilité!"
Doria eu un petit rire, puis ajouta:
"Allons, Nicole, ma chérie, il faut sécher tes larmes… et retoucher un peu ton maquillage avant de revenir au salon… Agathe t'attend!"
Avant de me lâcher, Yvette murmura à mon oreille:
"Je t'expliquerais demain… Tu verras, tu vas adorer ta nouvelle vie!"

dimanche 5 mars 2017

Les féminisatrices 1: Nicole (création originale)

Liens vers les autres épisodes:

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-2-yvette-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-3-michelle-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-4-doria-creation.html

https://rosepourlesgarcons.blogspot.com/2017/03/les-feminisatrices-5-alexie.html


Nicole
Les féminisatrices – Episode 1

Ma vie changea l'année de mes quinze ans. Depuis que mon père était parti, je vivais seul avec ma mère dans un petit appartement. Maman n'était pas souvent à la maison. Elle travaillait à la caisse d'un supermarché, et comme son salaire était insuffisant, elle faisait le ménage pour des personnes âgées. J'étais donc souvent livré à moi-même, et je désespérais ma mère en faisant l'école buissonnière et en participant souvent à des actes de petite délinquance. A cette époque, je faisais partie d'une petite bande de copains. J'étais petit, et ma puberté ne semblait pas décidée à débuter. Je compensais ma petite taille et ma voix d'enfant par mon comportement. J'étais devenu un peu le leader de la bande parce que toujours le premier à avoir les pires idées de blagues et de bêtises à faire. C'était la fin de l'hiver, et il faisait encore froid dehors. Comme très souvent dans cette saison, nous "traînions" au centre commercial avec les copains. Nous passions devant une boutique de luxe quand nous vîmes en sortir trois filles superbes avec de nombreux paquets.

Voyant ces trois filles, je ne pus m'empêcher de faire le malin devant les copains. Je ne me souviens plus exactement de ce que je dis à ce moment. Cela devait quelque chose du style: "Alors, les poules de luxe, on fait son shopping?"
En général, avec les copains, on riait beaucoup de voir les filles à qui l'on s'adressait ainsi baisser la tête et s'éloigner en accélérant le pas. Nous nous sentions forts, et ça nous amusait énormément… Mais ce jour-là, les filles se sont arrêtées, nous ont regardé pendant un moment en chuchotant et en souriant. J'étais déjà très étonné parce qu'elles ne semblaient pas avoir peur de nous, mais quand la plus grande s'approcha avec un sourire carnassier, et en me fixant dans les yeux, j'étais abasourdi. Elle s'arrêta à quelques centimètres de moi, me toisa pendant quelques secondes, puis dit, d'une voix pleine d'assurance:
"Tu sais que tu es très mignon, toi? Si seulement tu n'étais pas un petit con, je pourrais faire quelque chose de toi!"
Mes copains riaient en me poussant à lui répondre, mais j'étais complètement déstabilisé par son assurance. Je commençais néanmoins à baragouiner:
"Ah oui? Et qu…"
Elle m'interrompit en m'embrassant à pleine bouche!
J'étais complètement paralysé par la surprise. Après ce baiser inoubliable, elle me fixa avec un sourire, et ajouta:
"Si tu étais gentil, tu pourrais en avoir beaucoup plus… Mais comme tu n'es qu'un insignifiant petit macho, c'était la première et la dernière fois que tu pouvais m'approcher!"

Tandis que les filles s'éloignaient, les copains me regardaient bouche bée. Ils semblaient attendre une de mes blagues habituelles… Mais je restais tétanisé par ce qui venait de se produire. J'essayais bien de trouver quelque chose d'amusant à dire, mais j'étais étourdi par ce baiser. J'avais déjà embrassé quelques filles, mais là, c'était différent. C'était la première fois la première fois qu'une fille m'embrassait en me dominant ainsi. A cette époque, je ne l'aurais jamais admis devant les copains, mais j'étais très troublé par cette situation. Je crois que j'étais instantanément tombé amoureux de cette fille. Je mis plusieurs longues minutes à retrouver la parole, et les copains ne se gênèrent pas pour se moquer de moi.

vendredi 27 janvier 2017

Moi, une demoiselle d'honneur? (Création originale)


L'une de mes plus anciennes histoires, republiée ici avec quelques corrections:


Moi, une demoiselle d'honneur?

Je m'appelle Florian, mais depuis quelques semaines, tout le monde m'appelle Florie!
Je n'ai pas encore seize ans, et je viens de réaliser que ma vie d'homme est terminée… Je suis en train de devenir une fille!
Je découvre ma nouvelle chambre avec ma mère, mes sœurs et ma copine. Elles m'entourent toutes avec beaucoup d'amour et de tendresse, mais elles ont des sourires complices, des sourires de conspiratrices.
Je réalise que j'ai été la victime d'un complot!
Mes pensées se bousculent dans ma tête: comment en suis-je arrivé là?
……………………………………………

Toute ma vie a basculé il y a moins d'un an, quand j'étais au collège en troisième. J'avais quinze ans, et, étant un élève très moyen, je n'avais aucune idée de ce que je pourrais faire de mon avenir.
Je vivais avec mes parents dans une immense maison, dont le rez-de-chaussée était le salon de coiffure et d'esthétique que dirigeait mon père. Ma mère y travaillait, ainsi que deux de mes sœurs. Il y avait Céline, 21 ans, coiffeuse confirmée et Élodie, 16 ans, apprentie coiffeuse. Seule ma sœur aînée, Nathalie, 24 ans, esthéticienne confirmée, travaillait dans un autre salon, dont son compagnon Gilles était le patron.

Je crois que je n'ai pas vu arriver les choses parce que depuis tout petit, j'ai vécu dans un univers très féminin.
Étant le seul garçon de la famille, je jouais beaucoup avec mes sœurs. Parfois elles acceptaient, pour me faire plaisir, de pratiquer un jeu de garçon… Mais le plus souvent elles me faisaient participer à leurs activités. J'étais bien obligé d'accepter si je ne voulais pas rester seul et m'ennuyer.
Quand mes parents n'étaient pas là, Nathalie, l'aînée, était chargée de nous garder. Comme elle rêvait déjà de devenir esthéticienne, elle passait des heures à nous maquiller… Moi, y compris! Parfois, quand mes sœurs jouaient avec moi, je devenais leur poupée. Elles me déguisaient, me coiffaient, me mettaient des bijoux…
Tout cela n'étaient que des jeux d'enfants, des occupations bien innocentes. Le plus souvent, je subissais plus que je ne participais. Comme tous les enfants, j'aimais me déguiser, mais j'aurais voulu un costume de Batman, ou de chevalier Jedi… Je n'avais pour seul déguisement que des vêtements de filles.

Petit à petit, j'ai vu mes sœurs devenir des jeunes femmes. Leurs sous-vêtements en coton de petites filles ont été remplacés par des dessous de dentelles. Leurs poitrines se sont arrondies, et elles ont commencé à porter des soutiens gorges.
Dans la même période, elles ont arrêté de jouer à la poupée… Elles ont arrêté de me déguiser, alors qu'elles adoraient cela avant… C'était injuste! Je commençais justement à trouver ces jeux excitants! Leurs nouveaux dessous en dentelles y étaient certainement pour quelque chose… Ces dessous, et surtout les soutiens gorges, si mystérieux, étaient tabous pour moi…
Il m'est arrivé, comme beaucoup d'adolescents, d'aller fouiner dans les chambres de mes sœurs, d'admirer, de caresser les fines dentelles de leurs dessous… Mais je n'ai jamais eu le temps d'aller plus loin dans mes explorations. J'étais trop rarement, et jamais très longtemps, seul à la maison.

samedi 14 janvier 2017

Ma fille Manon (création originale)



 J'ai écrit cette histoire il y a quelques années. Elle avait reçu un accueil très chaleureux. Maintenant que j'ai créé mon blog, il est temps de la republier.

Ma fille Manon.

Je suis en train de coiffer les magnifiques cheveux blonds de ma fille Manon. Elle est nerveuse. C'est la rentrée des classes. Elle a dix-sept ans. Elle est très jolie, très féminine. Je suis vraiment fière d'elle… Et si heureuse de partager ces moments privilégiés avec elle. Elle retouche une dernière fois son maquillage discret. Nos regards se croisent dans le miroir. Elle me sourit, mais j'ai l'impression de lire de la tristesse dans ses superbes yeux. Est elle malheureuse? Est-ce qu'elle m'en veut? Je ne sais pas. A chaque fois que j'ai essayé d'en parler avec elle, elle m'a simplement dit: "Je t'aime, maman".

Je me pose souvent des questions. Par moments, je me dis que je suis une maman horrible, que j'ai fait tout ça par pur égoïsme… J'aimerais être absolument sûre que Manon est heureuse.
Pourquoi tant d'interrogations? Pourquoi tant de scrupules? Pour une raison simple: il y a encore un an, Manon n'était pas ma fille, mais mon fils Jean!
……………………………………….

Pour expliquer tout cela, je crois qu'il faut revenir en arrière, à ma propre adolescence.
Je suis la fille unique d'un couple provincial très aisé. Je n'ai jamais manqué de rien. J'ai suivi ma scolarité dans les meilleures écoles privées.
Je ne sais pas si c'est par goût du risque ou par envie d'échapper à ce cocon familial, mais très jeune j'ai commencé à m'intéresser à la sexualité. Je crois que j'ai tout expérimenté: garçons, filles, gadgets de toutes sortes, et même un peu de domination et soumission.
J'ai vite constaté que je préfère la douceur féminine. J'aime les femmes, mais aussi les garçons pas trop virils.

vendredi 6 janvier 2017

Pour Hélène (Création originale)

Pour commencer, une première histoire dont je suis l'auteur. J'ai écrit cette histoire il y a déjà 10 ans! Elle vous donnera une idée assez précise du genre de récit que vous pourrez découvrir sur ce blog.



Pour Hélène

Avez-vous déjà connu le coup de foudre?
Je parle d'un amour si fort et inconditionnel qu'il vous pousse à faire des choses complètement folles… Simplement pour voir un sourire illuminer le visage de l'élue de votre cœur.
J'ai connu ce sentiment… Et il a bouleversé ma vie!

Tout a commencé il y a trois ans. Je venais de réussir mon bac.
J'étais plutôt timide… Pour être honnête, j'étais même assez "coincé". J'étais plutôt un solitaire, sans véritables amis… Et j'étais puceau.
Je devais poursuivre mes études dans une grande université parisienne. J'allais enfin quitter mon petit village pour la grande ville… J'allais aussi quitter mes parents, surtout ma mère, si protectrice que ça en devenait gênant.

La première étape était de trouver un logement. Ma sœur aînée Anne, qui était étudiante à Paris depuis deux ans, fut chargée par ma mère de m'aider…
Pour me dépanner (et sans doute pour ne pas perdre trop de temps à aider son "débile de frère"), Anne m'a proposé de venir loger dans sa chambre pendant les six premiers mois. Elle devait partir en stage pendant cette période, et ainsi sa chambre ne resterait pas inoccupée. Bien sûr, elle précisa que je ne devait toucher à aucune de ses affaires… Et que je devrais avoir trouvé un autre pied-à-terre avant son retour. Je crois qu'elle me détestait. J'avais toujours été le chouchou de ma mère.

Anne partageait un appartement avec trois autres filles: Hélène, Valérie et Sophie.
Les filles n'étaient pas ravies à l'idée d'accueillir un garçon parmi elles. La première fois que j'ai visité l'appartement avec ma sœur, seules Valérie et Sophie étaient présentes. Valérie, mon aînée de deux ans,  qui suivait des cours dans la même université que moi, n'était pas vraiment d'accord qu'un garçon vienne vivre sous le même toit qu'elle. Sophie, qui était en cinquième année de médecine, dit simplement: "Oh, mais il est plus mignon que je croyais! Il peut rester, si il veut!" Je regardais Anne en rougissant. Je crois que ma chère sœur leur avait raconté des horreurs sur mon compte.
Valérie ajouta: "Bon, si Hélène est d'accord, il peut rester… Mais il devra faire sa part de ménage et de cuisine, comme nous toutes!"
Je bafouillais: "oui, bien sûr!"
Ma sœur ajouta: "Il ne devrait pas vous déranger beaucoup. Il passe le plus clair de son temps dans sa chambre à étudier… Ou à jouer aux jeux vidéo." Je n'aimais pas cette description que ma sœur faisait de moi, mais il faut admettre que tout était vrai.

Nous avons attendu Hélène en discutant dans la cuisine autour d'un café… Pour être honnête, les filles discutaient, et je ne disais pas grand-chose.
Puis "Elle" est arrivée. Hélène! J'ai su en la voyant que je ferais tout pour elle! Elle était si belle! Elle ressemblait à Catherine Zeta-Jones… En mieux!
Enfin, c'est comme ça que je la voyais…
Elle entra et nous salua rapidement… Sans un regard pour moi. Elle dit: "je me change et je ressors! Christian m'attend!"
Anne lui demanda si ça la dérangeait que je m'installe à sa place pour quelques mois. Hélène répondit qu'elle était d'accord, d'autant plus qu'elle prévoyait de déménager pour s'installer avec son copain dans quelques semaines.
En quelques instants, je suis passé du coup de foudre, de l'amour absolu au désespoir. La sublime Hélène avait non seulement un copain, mais prévoyait de "me" quitter pour s'installer avec lui.

Quelques jours plus tard, c'était la rentrée des universités. J'ai emménagé et je me suis vite installé dans une routine. Comme l'avait dit ma sœur, je passais le plus clair de mon temps dans ma chambre. Je faisais ma part de ménage et de cuisine. J'étais finalement bien accepté par les filles, mais nos échanges se limitaient à quelques banalités.
Et le soir, seul dans ma chambre, je rêvais d'Hélène… En sachant très bien que je n'avais aucune chance avec elle…