Les lettres publiées sur le site "Petticoat Discipline Quarterly" (hélas fermé) racontaient des témoignages de "petticoat discipline" (discipline par le jupon, ou "enjuponnage", comme j'ai choisi de le traduire)
LES PRINCIPES DE MON ÉPOUSE M'ONT FAIT CHANGER – PREMIÈRE PARTIE
De la part de Polly
Chère Tatie Helga,
Je trouve votre site très intéressant. Toutefois, je ne suis pas sûr que l'expérience que j'ai vécue ces deux dernières années s'inscrive dans la lignée des autres lettres. Pour commencer, ni mon épouse (avec qui je suis marié depuis dix ans) ni moi-même — nous avons tous deux 32 ans — n'avons jamais éprouvé d'intérêt pour le travestissement. Nous n'avons rien contre le fait que des hommes portent des vêtements féminins, mais nous n'avons jamais cautionné qu'on y oblige quiconque.
Mon épouse, Catherine, n'a jamais rien acheté en ligne et ne m'a jamais autorisé à le faire non plus. Elle défend fermement l'idée qu'il faut soutenir l'économie locale. Bien que cela revienne parfois assez cher et ne soit pas très économique, cela ne posait pas de problème jusqu'à il y a quelques années. Nous vivons dans un petit village gallois situé à environ 13 kilomètres de la petite ville la plus proche. Tout autre endroit est, selon elle, trop éloigné et ne peut être considéré comme "local". Dans le centre de cette petite ville, seuls deux magasins vendent des vêtements. Le plus grand avait fermé deux ans auparavant, ne laissant qu'une seule boutique proposant uniquement des articles pour femmes et enfants. À l'époque, j'ai dit à Catherine que je serais obligé d'acheter mes vêtements en ligne à l'avenir, puisqu'il n'y avait plus aucun magasin de vêtements pour hommes dans les environs. Mais elle s'y est immédiatement opposée. Elle a rétorqué que c'était elle qui gagnait l'argent et que c'était donc elle qui décidait comment dépenser les revenus qu'elle avait durement gagnés. Elle m'a aussi rappelé que tous les commerçants locaux la soutenaient et qu'elle faisait de même pour eux. J'ai alors eu la maladresse de dire qu'il s'agissait surtout d'une solidarité féminine entre femmes d'affaires. Elle m'a lancé un regard noir. Je me suis donc excusée en disant que je ne le pensais pas vraiment.
Une jeune femme prénommée Laura, âgée de 17 ans, vivait avec nous. C'est toujours le cas. Nous la considérons comme notre propre fille, même si, à l'époque, elle ne vivait avec nous que depuis un peu plus d'un an. Elle a jugé mon commentaire déplacé, soulignant qu'elle comptait des hommes parmi ses amis et que je n'aurais pas dû remettre en question ses principes en matière de commerce local. Je me suis alors excusée auprès d'elle également.
Je n'ai pas cherché à acheter de vêtements pendant un certain temps, faute d'endroit où aller. Cependant, Catherine continuait de se débarrasser de toutes mes affaires qui commençaient à faire vieilles ou usées. Plus tard dans l'été, je manquais de presque tout. J'ai donc demandé à Catherine ce qu'elle attendait de moi (elle avait déjà confisqué ma carte bancaire). Elle m'a répondu qu'elle m'emmènerait faire des courses, comme nous l'avions toujours fait. J'ai protesté en disant qu'on ne vendait plus de vêtements pour hommes dans notre ville. Le lendemain, elle m'a emmené au centre-ville en me disant de ne pas m'inquiéter. En arrivant dans le magasin pour femmes, j'espérais qu'il y aurait au moins un petit rayon pour hommes ou quelques tenues unisexes. Mais nous ne voyions que des vêtements féminins. J'ai demandé à une vendeuse si, par hasard, ils vendaient des vêtements pour hommes qui n'étaient pas en rayon, car je n'avais nulle part ailleurs où aller. Elle a fait non de la tête. Je l'ai alors suppliée de passer commande pour que je puisse les récupérer plus tard. Elle a répondu que c'était possible, mais lorsqu'elle a annoncé le coût supplémentaire, Catherine a tout de suite refusé. Cela a fait sourire la vendeuse. Elle a expliqué à ma femme que, depuis la fermeture de l'autre magasin, elle avait remarqué que certaines femmes achetaient désormais des culottes en double exemplaire, la seconde taille étant généralement plus grande que la première — le modèle le plus grand étant plus sobre, avec peu ou pas de dentelle. "Je sais qu'elles mettent discrètement leurs hommes en petite culotte", a-t-elle dit en me regardant. Elle a ajouté que beaucoup de slips pour hommes s'apparentaient techniquement à des culottes aujourd'hui, puisqu'ils n'ont plus toujours de braguette. Elle a aussi précisé qu'ils préféraient qualifier leurs vêtements "d'unisexes" lorsqu'il s'agissait d'hommes. "Nous ne voulons pas exclure les hommes", a-t-elle dit avec le sourire. Catherine lui a alors dit qu'elle n'achetait que dans les magasins locaux. Alors que je sentais que je basculais dans un univers féminin, j'ai demandé si elle vendait des vêtements d'occasion au profit d'œuvres caritatives. Elle m'a répondu que oui, mais qu'elle n'avait rien à ma taille. Elle a demandé à Catherine si cela la dérangeait que je porte des pantalons pour femmes. À ma grande surprise, Catherine a fait non de la tête. La vendeuse m’a alors dit: "Si votre femme n’y voit pas d’inconvénient, je ne vois pas pourquoi vous ne pourriez pas les porter", tout en haussant les épaules mais avec une lueur d’espièglerie dans le regard. Ma femme a commencé à adopter la même attitude et m’a rappelé que nous étions au XXIe siècle. Elle m’a expliqué que je devais cesser de laisser mon côté masculin entrer en conflit avec mon côté féminin. J’ai rétorqué que je n’avais pas de côté féminin. La vendeuse a alors exprimé son désaccord, affirmant qu’elle soutenait Catherine à 100 %. Pris de panique, je suis sorti précipitamment du magasin. Sur le chemin du retour, Catherine m’a reproché mon impolitesse et m’a dit que je devrais m’excuser la prochaine fois que nous y retournerions.
Plus tard dans la semaine, nous avons reçu un appel du magasin nous informant que des vêtements d'occasion destinés à une œuvre caritative avaient été déposés et qu'ils pourraient peut-être m'aller. Je me suis dit que j'avais enfin de la chance et que j'allais peut-être pouvoir obtenir des vêtements à prix réduit. Dès notre arrivée, je me suis excusé auprès de la même vendeuse, qui a accepté mes excuses. Elle m'a autorisé à utiliser une cabine d'essayage et Catherine m'a accompagné à l'intérieur. En essayant les vêtements pour hommes d'occasion, je lui ai dit qu'ils m'allaient bien. En réalité, ce n'était pas tout à fait le cas; ils étaient un peu trop grands. J'appréhendais simplement la réaction qu'ils auraient en découvrant que les vêtements ne convenaient pas.













