dimanche 28 juin 2026

Lettre de "Petticoat Discipline Quarterly"

Les lettres publiées sur le site "Petticoat Discipline Quarterly" (hélas fermé) racontaient des témoignages de "petticoat discipline" (discipline par le jupon, ou "enjuponnage", comme j'ai choisi de le traduire)

ENJUPONNAGE PENDANT LE CONFINEMENT

par Sissy Abi

Chère Tatie Helga,

J'ai découvert votre site il y a quelques mois alors que je cherchais à savoir si d'autres personnes partageaient ce mode de vie singulier de "maîtresse" et de "servante sissy"(sissymaid dans la version originale) – que ma mère et moi avons adopté. J'ai été surpris de constater que cette pratique n'était finalement pas si rare. Puisque vous publiez des courriers, ma mère et moi avons pensé que vous et vos lecteurs aimeriez connaître l'histoire de ma transformation en "servante sissy" (habillé en jupons et vêtements féminins) sous l'autorité bienveillante de ma mère. L'année 2020 a été difficile pour tout le monde; désormais, il ne nous reste plus qu'à espérer que 2021 soit bien meilleure grâce au déploiement du vaccin.

L'année 2020 a été très particulière pour ma mère et pour moi, et la pandémie y a joué un rôle majeur, même si nous avons eu la chance de ne pas être directement touchés jusqu'à présent. J'espère qu'il en sera de même pour nous, pour vous et pour tous vos lecteurs. Nos pensées et nos prières vont à ceux qui n'ont pas eu cette chance. Nous vivons actuellement un nouveau confinement dans mon pays; cela n'a pas trop d'impact sur ma mère et moi, mais comme tout le monde, nous aspirons à un retour à la normale le plus tôt possible – ce qui, espérons-le, arrivera une fois que nous serons tous vaccinés.

Bref, passons à mon histoire. À en juger par le titre de cette lettre, vous pourriez croire que je suis un adolescent ou un jeune garçon, et que mon histoire de travestissement en jupons a commencé parce que je rendais ma mère folle alors que nous étions confinés ensemble; elle aurait alors fini par m'habiller en fille pour me calmer et rendre la cohabitation plus facile. Je suis sûr que ce genre de situation a pu arriver à d'autres pendant le confinement, mais ce n'est pas mon histoire. Cela dit, je suppose que le résultat final a été le même.

Comme l'indique l'intitulé de cette lettre, mon histoire a commencé en mars 2020, lorsque le virus a échappé à tout contrôle dans mon pays (comme dans beaucoup d'autres) et a bouleversé la vie de chacun, d'une manière ou d'une autre. À l'époque, j'avais une vingtaine d'années – plus précisément, j'étais au milieu de la vingtaine – mais, au-delà de mon âge, bien des choses ont changé pour moi depuis lors. Une petite précision avant de poursuivre: j'ai tenté de restituer le plus fidèlement possible les échanges que j'ai eus avec ma mère à ce moment-là, mais il est probable que le récit ne soit pas exact à 100 %, comme vous pouvez l'imaginer.

En mars 2020, je rendais visite à ma mère – comme je le faisais régulièrement tous les deux ou trois mois – dans la maison familiale où elle vit toujours seule depuis que j'ai déménagé, il y a quelques années, pour me rapprocher de mon lieu de travail. Elle habite en pleine campagne anglaise; aussi, lorsque je vais la voir, je reste sur place quelques jours, voire une semaine, selon mes disponibilités professionnelles. C'est l'occasion pour nous de prendre des nouvelles l'un de l'autre et pour moi de profiter de la cuisine maternelle et des attentions de ma mère. Elle a toujours été très bienveillante et affectueuse envers moi – son enfant unique – et nous avons, de ce fait, toujours entretenu une relation très proche et chaleureuse. C'est pourquoi je suis heureux de passer mes congés en sa compagnie. Toutefois, les choses ont bien changé depuis.

Ma dernière visite (la première depuis Noël 2019) a coïncidé avec une aggravation considérable de la situation sanitaire et la forte probabilité qu'un confinement soit imposé dans mon pays pour reprendre le contrôle du virus et en stopper la propagation. Je cherchais à caser ce séjour avant l'entrée en vigueur d'un confinement, car une telle mesure aurait signifié ne pas revoir ma mère en personne pendant six mois ou plus – une éventualité que nous voulions tous deux éviter.

Cependant, alors que je n'en étais qu'à quelques jours de mon séjour initialement prévu de cinq jours chez ma mère, le confinement est entré en vigueur dans mon pays; il m'était donc impossible, en toute logique, de parcourir une telle distance pour rentrer chez moi à la fin de ma visite. Je n'ai eu d'autre choix que de rester chez elle pendant toute la durée du confinement. Mon lieu de travail ayant également cessé toute activité, je n'avais de toute façon pas de travail où retourner. Le fait d'être bloqué chez ma mère jusqu'à la levée du confinement, sans pouvoir rentrer chez moi ni reprendre le travail, ne me dérangeait pas le moins du monde. Toutefois, comme je n'avais prévu de rester chez elle que moins d'une semaine, je n'avais emporté que le strict minimum de vêtements pour la durée initiale de mon séjour. Je n'avais même que le jean que je portais à mon arrivée. J'ai fait part de mes inquiétudes à ma mère, mais elle m'a répondu que nous nous débrouillerions bien d'une manière ou d'une autre et qu'elle disposait toujours d'une machine à laver...

J'étais loin de me douter, à ce moment-là, qu'elle tentait le diable; résultat, quelques jours plus tard, le lave-linge est tombé en panne. Comme nous étions en plein confinement, impossible de le faire réparer ou remplacer. En bon homme, j'ai tenté de me débrouiller en portant, jour après jour, le peu de sous-vêtements, de chaussettes et de vêtements que j'avais apportés avec moi; mais au bout d'une semaine, ma mère est venue me dire que je ne pouvais pas continuer à porter indéfiniment les mêmes affaires sans les laver et qu'il me fallait du linge propre. Je lui ai répondu que c'était impossible, puisque nous ne pouvions pas faire réparer la machine et qu'aucun magasin de vêtements – ni même d'association caritative – n'était ouvert pour en acheter. De toute façon, je ne voulais pas vraiment en acheter de nouveaux, car j'en avais plein chez moi; par ailleurs, l'incertitude quant à mon emploi en pleine pandémie me faisait hésiter à dépenser le peu d'argent dont je disposais. Commander en ligne des articles que je possédais déjà n'était donc pas non plus une option pour moi.

"Ce n'est pas du tout impossible", a-t-elle répondu, "car j'ai plein de sous-vêtements et de vêtements propres et frais que tu pourrais porter."

J'ai été sidéré par ce qu'elle a dit; j'ai d'abord cru qu'elle plaisantait, mais elle semblait tout à fait sérieuse. "Quoi? Tu veux que je porte tes petites culottes et tout le reste?" ai-je demandé après avoir pris un instant pour rassembler mes idées.

"Je ne vois pas où est le problème. Je suis la seule personne qui te verra les porter, et je me fiche éperdument de ce que tu as sur le dos en ma présence. Et puis, de toute façon, tu n'as plus vraiment le choix. J'ai de quoi tenir des semaines, car j'ai fait une grosse lessive juste avant ton arrivée." Porter ses hauts ne me dérangeait pas outre mesure, mais j'étais moins emballé à l'idée de mettre ses jupes et ses robes. Je lui ai donc demandé si elle avait des pantalons que je pourrais porter; c'était une femme très féminine – une "vraie fille", pour ainsi dire – qui ne mettait d'ordinaire que des robes ou des jupes, accompagnées de hauts, de gilets, de collants et de chaussures à talons. Elle m'a répondu qu'elle en avait quelques-uns, mais qu'ils étaient sales et devaient aussi passer à la machine; elle doutait d'ailleurs qu'ils m'aillent, vu que j'étais plus grand et plus fort qu'elle (sans excès, toutefois), alors que ses robes et ses jupes offraient une coupe plus "adaptable" et seraient, de toute manière, plus confortables pour moi. J'ai tenté de protester, mais elle n'a rien voulu savoir. J'étais coincé, et je le savais.

Je tiens à préciser, à ce stade de ma lettre, que bien que j'entretienne une relation très proche et affectueuse avec ma mère, elle savait se montrer ferme, stricte et autoritaire lorsque la situation l'exigeait – surtout avec moi – et n'acceptait pas de refus lorsqu'elle estimait avoir raison. Comme la plupart des mères peuvent l'être avec leurs enfants en pareilles circonstances, j'imagine. Toutefois, ma mère avait une grande expérience de la domination lorsqu'elle le souhaitait, ayant travaillé pendant plusieurs années – alors qu'elle avait entre vingt et trente-cinq ans – comme authentique dominatrice dans un club libertin exclusif pour hommes, avant de rencontrer mon père et de m'avoir. Elle n'avait jamais de relations sexuelles avec ses clients et ne leur offrait pas non plus de "fin heureuse"; elle se contentait de jouer un rôle de dominatrice pour satisfaire leurs fantasmes et désirs inavouables. Mais je suppose que c'est là qu'elle pouvait aussi assouvir ses propres désirs de femme dominatrice – si tant est qu'elle en fût une. Lorsque j'ai commencé l'école, elle est restée dans le milieu du sexe en acceptant un emploi à temps partiel dans un sex-shop de la ville la plus proche. En ce sens, elle a toujours fait preuve d'une grande ouverture d'esprit en matière de sexualité.

Ma mère a été élevée par deux parents très "hippies" qui rejetaient les normes sociales, les règles établies et les attentes générales en matière de conformité. Ils lui ont appris à suivre son cœur et à devenir la personne qu'elle souhaitait être, quelle que soit l'issue, pourvu qu'il ne s'agisse de rien de néfaste. C'est ainsi qu'elle a toujours fait preuve d'une grande ouverture d'esprit et d'un esprit libéral, n'hésitant pas à tracer sa propre voie sans se soucier du regard des autres. Bien qu'elle n'ait pas adopté le mode de vie hippie de ses parents, elle a conservé tout au long de sa vie cette même ouverture d'esprit sur tous les sujets – qu'il s'agisse de la sexualité, du genre, de l'amour ou des modes de vie alternatifs en général.

mercredi 10 juin 2026

Captions du Web 30

Traductions de captions, cette fois en allemand, trouvées il y a bien longtemps sur le Web. J'ignore qui en était l'auteur original.