Les lettres publiées sur le site "Petticoat Discipline Quarterly"
(hélas fermé) racontaient des témoignages de "petticoat
discipline" (discipline par le jupon, ou "enjuponnage", comme j'ai choisi de le traduire)
ENJUPONNAGE PENDANT LE CONFINEMENT
par Sissy Abi
Chère Tatie
Helga,
J'ai
découvert votre site il y a quelques mois alors que je cherchais à savoir si
d'autres personnes partageaient ce mode de vie singulier de "maîtresse"
et de "servante sissy"(sissymaid dans la version originale) – que ma
mère et moi avons adopté. J'ai été surpris de constater que cette pratique n'était
finalement pas si rare. Puisque vous publiez des courriers, ma mère et moi
avons pensé que vous et vos lecteurs aimeriez connaître l'histoire de ma
transformation en "servante sissy" (habillé en jupons et vêtements
féminins) sous l'autorité bienveillante de ma mère. L'année 2020 a été
difficile pour tout le monde; désormais, il ne nous reste plus qu'à espérer que
2021 soit bien meilleure grâce au déploiement du vaccin.
L'année 2020
a été très particulière pour ma mère et pour moi, et la pandémie y a joué un
rôle majeur, même si nous avons eu la chance de ne pas être directement touchés
jusqu'à présent. J'espère qu'il en sera de même pour nous, pour vous et pour
tous vos lecteurs. Nos pensées et nos prières vont à ceux qui n'ont pas eu
cette chance. Nous vivons actuellement un nouveau confinement dans mon pays;
cela n'a pas trop d'impact sur ma mère et moi, mais comme tout le monde, nous
aspirons à un retour à la normale le plus tôt possible – ce qui, espérons-le,
arrivera une fois que nous serons tous vaccinés.
Bref,
passons à mon histoire. À en juger par le titre de cette lettre, vous pourriez
croire que je suis un adolescent ou un jeune garçon, et que mon histoire de
travestissement en jupons a commencé parce que je rendais ma mère folle alors
que nous étions confinés ensemble; elle aurait alors fini par m'habiller en
fille pour me calmer et rendre la cohabitation plus facile. Je suis sûr que ce
genre de situation a pu arriver à d'autres pendant le confinement, mais ce
n'est pas mon histoire. Cela dit, je suppose que le résultat final a été le
même.
Comme
l'indique l'intitulé de cette lettre, mon histoire a commencé en mars 2020,
lorsque le virus a échappé à tout contrôle dans mon pays (comme dans beaucoup
d'autres) et a bouleversé la vie de chacun, d'une manière ou d'une autre. À l'époque,
j'avais une vingtaine d'années – plus précisément, j'étais au milieu de la
vingtaine – mais, au-delà de mon âge, bien des choses ont changé pour moi
depuis lors. Une petite précision avant de poursuivre: j'ai tenté de restituer
le plus fidèlement possible les échanges que j'ai eus avec ma mère à ce
moment-là, mais il est probable que le récit ne soit pas exact à 100 %, comme
vous pouvez l'imaginer.
En mars
2020, je rendais visite à ma mère – comme je le faisais régulièrement tous les
deux ou trois mois – dans la maison familiale où elle vit toujours seule depuis
que j'ai déménagé, il y a quelques années, pour me rapprocher de mon lieu de
travail. Elle habite en pleine campagne anglaise; aussi, lorsque je vais la
voir, je reste sur place quelques jours, voire une semaine, selon mes
disponibilités professionnelles. C'est l'occasion pour nous de prendre des
nouvelles l'un de l'autre et pour moi de profiter de la cuisine maternelle et
des attentions de ma mère. Elle a toujours été très bienveillante et affectueuse
envers moi – son enfant unique – et nous avons, de ce fait, toujours entretenu
une relation très proche et chaleureuse. C'est pourquoi je suis heureux de
passer mes congés en sa compagnie. Toutefois, les choses ont bien changé
depuis.
Ma dernière
visite (la première depuis Noël 2019) a coïncidé avec une aggravation
considérable de la situation sanitaire et la forte probabilité qu'un
confinement soit imposé dans mon pays pour reprendre le contrôle du virus et en
stopper la propagation. Je cherchais à caser ce séjour avant l'entrée en
vigueur d'un confinement, car une telle mesure aurait signifié ne pas revoir ma
mère en personne pendant six mois ou plus – une éventualité que nous voulions
tous deux éviter.
Cependant,
alors que je n'en étais qu'à quelques jours de mon séjour initialement prévu de
cinq jours chez ma mère, le confinement est entré en vigueur dans mon pays; il
m'était donc impossible, en toute logique, de parcourir une telle distance pour
rentrer chez moi à la fin de ma visite. Je n'ai eu d'autre choix que de rester
chez elle pendant toute la durée du confinement. Mon lieu de travail ayant
également cessé toute activité, je n'avais de toute façon pas de travail où
retourner. Le fait d'être bloqué chez ma mère jusqu'à la levée du confinement,
sans pouvoir rentrer chez moi ni reprendre le travail, ne me dérangeait pas le
moins du monde. Toutefois, comme je n'avais prévu de rester chez elle que moins
d'une semaine, je n'avais emporté que le strict minimum de vêtements pour la
durée initiale de mon séjour. Je n'avais même que le jean que je portais à mon
arrivée. J'ai fait part de mes inquiétudes à ma mère, mais elle m'a répondu que
nous nous débrouillerions bien d'une manière ou d'une autre et qu'elle
disposait toujours d'une machine à laver...
J'étais loin
de me douter, à ce moment-là, qu'elle tentait le diable; résultat, quelques
jours plus tard, le lave-linge est tombé en panne. Comme nous étions en plein
confinement, impossible de le faire réparer ou remplacer. En bon homme, j'ai
tenté de me débrouiller en portant, jour après jour, le peu de sous-vêtements,
de chaussettes et de vêtements que j'avais apportés avec moi; mais au bout
d'une semaine, ma mère est venue me dire que je ne pouvais pas continuer à
porter indéfiniment les mêmes affaires sans les laver et qu'il me fallait du
linge propre. Je lui ai répondu que c'était impossible, puisque nous ne
pouvions pas faire réparer la machine et qu'aucun magasin de vêtements – ni même
d'association caritative – n'était ouvert pour en acheter. De toute façon, je
ne voulais pas vraiment en acheter de nouveaux, car j'en avais plein chez moi;
par ailleurs, l'incertitude quant à mon emploi en pleine pandémie me faisait
hésiter à dépenser le peu d'argent dont je disposais. Commander en ligne des
articles que je possédais déjà n'était donc pas non plus une option pour moi.
"Ce
n'est pas du tout impossible", a-t-elle répondu, "car j'ai plein de
sous-vêtements et de vêtements propres et frais que tu pourrais porter."
J'ai été
sidéré par ce qu'elle a dit; j'ai d'abord cru qu'elle plaisantait, mais elle
semblait tout à fait sérieuse. "Quoi? Tu veux que je porte tes petites culottes
et tout le reste?" ai-je demandé après avoir pris un instant pour
rassembler mes idées.
"Je ne
vois pas où est le problème. Je suis la seule personne qui te verra les porter,
et je me fiche éperdument de ce que tu as sur le dos en ma présence. Et puis,
de toute façon, tu n'as plus vraiment le choix. J'ai de quoi tenir des
semaines, car j'ai fait une grosse lessive juste avant ton arrivée."
Porter ses hauts ne me dérangeait pas outre mesure, mais j'étais moins emballé
à l'idée de mettre ses jupes et ses robes. Je lui ai donc demandé si elle avait
des pantalons que je pourrais porter; c'était une femme très féminine – une
"vraie fille", pour ainsi dire – qui ne mettait d'ordinaire que des
robes ou des jupes, accompagnées de hauts, de gilets, de collants et de
chaussures à talons. Elle m'a répondu qu'elle en avait quelques-uns, mais
qu'ils étaient sales et devaient aussi passer à la machine; elle doutait
d'ailleurs qu'ils m'aillent, vu que j'étais plus grand et plus fort qu'elle
(sans excès, toutefois), alors que ses robes et ses jupes offraient une coupe
plus "adaptable" et seraient, de toute manière, plus confortables
pour moi. J'ai tenté de protester, mais elle n'a rien voulu savoir. J'étais
coincé, et je le savais.
Je tiens à
préciser, à ce stade de ma lettre, que bien que j'entretienne une relation très
proche et affectueuse avec ma mère, elle savait se montrer ferme, stricte et
autoritaire lorsque la situation l'exigeait – surtout avec moi – et n'acceptait
pas de refus lorsqu'elle estimait avoir raison. Comme la plupart des mères
peuvent l'être avec leurs enfants en pareilles circonstances, j'imagine.
Toutefois, ma mère avait une grande expérience de la domination lorsqu'elle le
souhaitait, ayant travaillé pendant plusieurs années – alors qu'elle avait
entre vingt et trente-cinq ans – comme authentique dominatrice dans un club
libertin exclusif pour hommes, avant de rencontrer mon père et de m'avoir. Elle
n'avait jamais de relations sexuelles avec ses clients et ne leur offrait pas
non plus de "fin heureuse"; elle se contentait de jouer un rôle de
dominatrice pour satisfaire leurs fantasmes et désirs inavouables. Mais je
suppose que c'est là qu'elle pouvait aussi assouvir ses propres désirs de femme
dominatrice – si tant est qu'elle en fût une. Lorsque j'ai commencé l'école,
elle est restée dans le milieu du sexe en acceptant un emploi à temps partiel
dans un sex-shop de la ville la plus proche. En ce sens, elle a toujours fait
preuve d'une grande ouverture d'esprit en matière de sexualité.
Ma mère a
été élevée par deux parents très "hippies" qui rejetaient les normes
sociales, les règles établies et les attentes générales en matière de
conformité. Ils lui ont appris à suivre son cœur et à devenir la personne
qu'elle souhaitait être, quelle que soit l'issue, pourvu qu'il ne s'agisse de
rien de néfaste. C'est ainsi qu'elle a toujours fait preuve d'une grande
ouverture d'esprit et d'un esprit libéral, n'hésitant pas à tracer sa propre
voie sans se soucier du regard des autres. Bien qu'elle n'ait pas adopté le
mode de vie hippie de ses parents, elle a conservé tout au long de sa vie cette
même ouverture d'esprit sur tous les sujets – qu'il s'agisse de la sexualité,
du genre, de l'amour ou des modes de vie alternatifs en général.