lundi 10 juin 2019

Un nouvel auteur! (Bobbie99999)

Un nouvel auteur m'a autorisé à traduire ses créations et à les publier ici: Bobbie99999

J'aime beaucoup les images "vintage" qu'il utilise depuis quelque temps pour raconter ses histoires de "petticoat punishment" (punition ou éducation par le jupon). 

Version originale sur:  https://bobbie99999.tumblr.com/






dimanche 9 juin 2019

Maman a pris les choses en main (Histoire)

Traduction d'une histoire courte trouvée dans une revue spécialisée américaine.


Après avoir surpris mon jeune mari travesti dans mes vêtements, assis devant ma coiffeuse en train de se maquiller, j'étais dévastée. J'essayais de le comprendre, et je me disais que tout cela n'était pas si grave… Grave erreur! Jour après jour, je le retrouvais de plus en plus souvent travesti en femme.

Je me confiais à ma mère qui me dit:
"J'ai toujours pensé qu'il n'était pas assez viril pour toi. Il semblerait que j'avais raison. Tu devrais me l'amener et le laisser quelque temps chez moi. Puisqu'il aime tant s'habiller en femme, je vais m'occuper de lui, et il regrettera le jour où il a enfilé sa première robe. Je te préviendrais quand il sera prêt à rentrer, si tu veux toujours de lui…"

Je le déposais chez elle, en ignorant ce qu'elle voulait faire. Pendant plus d'un mois, elle ne me parla pas de Mark. Puis, un vendredi, elle m'appela et dit:
"Je crois qu'elle est prête. Pourquoi ne viendrais-tu pas la voir cet après-midi?"
J'étais impatiente de voir ce qu'elle avait fait, d'autant plus après l'avoir entendu utiliser le pronom "elle".
A mon arrivée, maman me demanda de la suivre dans la salle à manger. Là-bas, je fus surprise de trouver une soubrette occupée à faire la poussière. Elle portait un tablier et des bas résille. Sa petite culotte en dentelle était parfaitement visible quand elle se baissait, d'autant plus qu'elle portait des talons démesurés. Je devinai aussi qu'elle portait un corset atrocement serré qui devait l'empêcher de respirer.

"Marybelle, tourne-toi pour saluer notre invitée!" Lui demanda ma mère.
Quand elle se retourna, j'étais sous le choc. Cette soubrette était mon mari! Je n'oserais dire qui de nous deux était le plus surpris. Son visage se décomposa tant il semblait humilié.
"Tu devais faire une révérence. Vas immédiatement chercher la badine!" Ordonna maman avec sévérité.
"C'est si difficile de bien former le petit personnel." Me confia maman tandis que mon mari s'inclinait. Sans montrer d'émotion, elle lui frappa durement les fesses de sa badine une bonne dizaine de fois, en ignorant les cris et les plaintes de Mark.

"Et maintenant, viens saluer correctement mon invitée en lui baisant les pieds!" Ordonna ma mère, et il/elle obéit immédiatement! En le regardant faire, je ne voyais plus mon mari, mais une soubrette soumise et humiliée qui me dégoutait.
"Bien, lève-toi et montre ta jolie poitrine à mon invitée!"
Sa robe dissimulait une grosse paire de seins.
"Mon dieu, ils sont énormes. Ils sont vrais?" Demandais-je.
"Non, pas encore. Pour l'instant ce sont des faux seins, mais elle est en bonne voie. Comme au niveau de sa chatte. Baisse ta culotte!"
Alors que mon mari remontait son tablier et sa jupe avant de baisser sa culotte, je découvris son sexe emprisonné dans une cage de chasteté fermée par un cadenas.

"Elle aime trop sa lingerie. Elle est constamment excitée et ça la distrait de son travail. Avec ça, elle ne peut plus rien faire, mais cela lui rappelle qu'elle a été un homme, et bien sûr, qu'elle ne le sera plus jamais!" M'expliqua ma mère.
Elle me demanda ensuite:
"Tu veux la récupérer, ou pas? Si tu n'en veux plus, je connais un certain nombre de femmes qui sont prêtes à payer pour ses services. En plus, je pourrais te donner une partie de l'argent. Tu pourras t'offrir de jolies tenues pour sortir et rencontrer d'autres hommes."
Je vis à son visage qu'il/elle était sous le choc quand je répondis:
"Non, je ne tiens pas à la reprendre. Elle me gênerait plus qu'autre chose. Tu pourrais juste me la confier de temps en temps pour faire le ménage, ou m'aider à me préparer pour sortir…"


Auteur original: Knight

Version originale sur: http://knightstgcaps.blogspot.fr/




samedi 8 juin 2019

Un nouveau Retainerfan!

Un grand merci à lui! 
D'autant plus que je manque un peu de temps en ce moment pour faire vivre mon blog...
 
Je vous rappelle son adresse:
https://soitfemmeettaistoi.blogspot.fr/
 

 

samedi 1 juin 2019

Créations signées "Becky"

Version originale: http://beckystgcaps.blogspot.fr/


L'essentiel des créations de Becky sont de jolies histoires de transgenres qui réussissent leur transition avec l'aide et l'amour de leur famille et de leurs amis. On est loin des thèmes de féminisation forcée que je préfère, mais de temps en temps, un peu d’optimisme fait du bien...


Parmi les idées de Becky: l’école "Christine Jorgensen pour jeunes transgenres"
(l’histoire vraie de Christine Jorgensen est racontée dans mon article précédent).




Un peu de culture (4)


Une pionnière de la transsexualité: Christine Jorgensen


Elle est la première femme transgenre à avoir été mondialement connue. Et la première a avoir évoqué publiquement son opération de réassignation sexuelle. Née en 1926 à New York, Christine Jorgensen se sent dès le plus jeune âge prisonnière d'un corps qui n'est pas le sien.
Après son bac et son service militaire, elle s'intéresse à la réassignation sexuelle. Et entend parler des travaux d'un médecin danois, Christian Hamburger, qui a expérimenté une thérapie hormonale. "J'étais un peu nerveuse parce qu'à cette époque, il y avait beaucoup de personnes qui assuraient que j'étais folle", racontera-t-elle plus tard dans une interview.
Elle se rend au Danemark et le rencontre. Il est le premier médecin à ne pas parler d'homosexualité à son sujet mais évoque clairement sa transidentité. Longtemps, le secteur médical a eu tendance à mélanger orientation sexuelle et identité de genre. "Pour le docteur Hamburger, tout cela n'avait rien de bizarre", dira-t-elle. Il l'encourage dans sa transition de genre.
Sous son contrôle, elle entame une thérapie de substitution hormonale, une première. Puis elle est opérée. C'est un succès. L'équipe en charge de l'intervention s'est basée sur les conclusions d'un précédent en Allemagne, en 1930, mais qui avait échoué. (Lili Elbe, dont j'ai parlé précédemment dans cette rubrique).
"Il semble qu'il n'y ait pas eu de complication ni d'effets secondaires, ce qui est tout à fait formidable compte tenu du stade primitif où en était les choses à cette époque"
 
Pour Christine Jorgensen, c'est un soulagement. Elle le raconte dans une lettre à ses parents, qui la soutiennent. "La nature a commis une erreur que j'ai corrigée, et maintenant je suis votre fille." Elle choisit son prénom en hommage à son médecin. 
Lorsqu'elle retourne aux États-Unis en 1953, la jeune femme de 27 ans est une célébrité. À sa descente d'avion, elle remercie la foule de curieux et de journalistes, mais estime que tout ce battage médiatique est excessif.
Son histoire captive et fascine. Elle devient actrice, artiste de music-hall et enregistre plusieurs chansons. Elle a même son propre spectacle et chante "I Enjoy Being a Girl", (J'adore être une fille). La vaste publicité autour de sa transition lui apporte une certaine notoriété: elle fréquente Roger Moore et se fait une place à Hollywood. Elle est de tous les événements mondains et est élue Femme de l'année par la société scandinave de New York. "J'imagine qu'ils voulaient tous jeter un œil", dira-t-elle.
Mais à l'époque, la transidentité est encore taboue et Christine Jorgensen essuie de nombreuses remarques et moqueries transphobes telles que "Christine Jorgensen est allée à l'étranger, et elle en est revenue gonzesse" ("Christine Jorgensen went abroad, and came back a broad", "abroad" signifiant "à l'étranger" et "a broad" faisant référence à une femme dans un registre vulgaire). Le New York Daily News la présente comme la première bénéficiaire d'un "changement de sexe" et titre en première page "Un ex-GI devient une ravissante blonde".
Un jour qu'elle est invitée à participer à une émission de télévision, l'animateur l'interroge sur sa vie amoureuse et évoque son "épouse", elle quitte le plateau sur le champ. Il se retrouve seul pour le reste de l'émission. 
Si sa vie professionnelle est une réussite, sa vie amoureuse est moins heureuse. À l'annonce de ses fiançailles avec l'homme qu'elle aime, il perd son emploi. Alors qu'ils souhaitent se dire "oui", l'autorisation de mariage leur est refusée au motif que l'acte de naissance de Christine Jorgensen la présente toujours de sexe masculin. Le couple se sépare. "Je n'ai toujours pas trouvé le bon", balaiera-t-elle pudiquement face aux journalistes.


Christine Jorgensen se produit sur scène jusqu'en 1984 et milite pour la reconnaissance des personnes LGBTQI, se rend souvent sur des campus universitaires. Quelques années avant sa mort (cinq ans plus tard à l'âge de 62 ans d'un cancer) elle retournera au Danemark et rendra visite à l'équipe médicale qui a accompagné sa transition. Lors d'une conférence de presse, elle évoquera son expérience: 
"Nous n'avons pas commencé la révolution sexuelle mais je pense que nous lui avons donné un bon coup de pied aux fesses."