samedi 11 novembre 2023

TOUT A COMMENCE PAR UNE BOUCLE D'OREILLE (HISTOIRE)

Une petite histoire trouvée il y a longtemps sur Internet. traduite de l'anglais. 

"Pourquoi ne veux-tu pas porter une boucle d'oreille?" Demanda Claudia en ronronnant comme une chatte. Elle jouait avec le lobe de l'oreille de Tony, et, comme pour donner de l'intensité à sa question, elle le pinça avec ses ongles.

Tony détourna la tête et dit: "Rhôôô… Claudia, les boucles d'oreilles, c'est pour les filles. Que diraient mes potes, aucun d'entre eux ne porte de boucle d'oreille."

"Allez," insista-t-elle en essayant de lui attraper l'oreille à nouveau, "c'est juste qu'aucun n'a encore essayé. Il y tellement d'hommes qui ont les oreilles percées. Regarde simplement autour de toi, j'en connais au moins une dizaine, que tu connais aussi. Certains ont même les deux oreilles percées."

Tony roula des yeux. Il était un peu gêné par la demande de Claudia. Ce n'était pas la première fois qu'elle soulevait la question, mais jamais auparavant elle n'avait insisté ainsi. Bien sûr, elle avait raison, en disant que ce n'est pas gênant pour un jeune homme d'avoir une oreille percée, mais d'une manière ou d'une autre, il avait peur que ses amis ne le taquinent parce qu'il porte un bijou traditionnellement réservé aux filles.

"Je vais y réfléchir." dit-il, espérant qu'elle finirait par le laisser tranquille.

"Réfléchir, réfléchir… Qu'est-ce que ça veut dire?" Répondit Claudia, visiblement déçue.

"Ca veut dire que je vais y penser, rien d'autre."

"OK," Claudia se leva, "je ne veux surtout pas te déranger pendant que tu réfléchis." Elle mit l'accent sur ces derniers mots et se dirigea vers la porte.

"Où est-ce que tu vas?" Demanda Tony, surpris.

"Chez moi." Répondit-elle froidement.

"Tu veux dire que tu ne restes pas avec moi pour la nuit à cause d'une stupide boucle d'oreille? Claudia, c'est dingue." Dit-il, quelque peu irrité.

"Dingue? Vraiment? Qu'est-ce qu'il y a de dingue à avoir une apparence soignée et à être la mode? Je veux que mon petit ami porte une boucle d'oreille, et c'est mon dernier mot. Appelle-moi quand tu seras décidé." Claudia claqua la porte derrière elle en sortant. Tony était abasourdi. Était-elle vraiment sérieuse ? Allait-elle vraiment mettre fin à leur relation juste à cause d'une stupide boucle d'oreille? Cette pensée le tint éveillé presque toute la nuit. Encore et encore, il considéra le pour et le contre. "Qu'est-ce que ça peut faire d'avoir un petit bouton dans l'oreille gauche?" Il se dit finalement: "C'est à peine perceptible, et puisque Claudia insiste vraiment, pourquoi pas?" Le lendemain matin, au moment d'aller travailler, il avait décidé de téléphoner à Claudia dans l'après-midi pour lui dire qu'il allait faire ce qu'elle voulait, puisque cela semblait si important pour elle. Mais pendant la journée, son humeur changea plus d'une fois. Lorsqu'il alla déjeuner avec Tamara, l'une de ses collègues, il rassembla tout son courage et lui fit part de la demande de Claudia et lui demanda ce qu'elle en pensait. Son commentaire le surprit. "C'est super", dit-elle sans un soupçon d'étonnement dans sa voix, "je pense qu'un petit anneau doré t'irait très bien."

"Oh, vraiment?" Répondit-il, incrédule.

Tamara le prit par le menton et fit tourner sa tête d'un côté à l'autre. "Tu as un très joli visage," poursuivit-elle, "je parie que deux petits anneaux dans tes oreilles t'iraient très bien – et qu'un petit bouton en diamant mettrait en valeur ton lobe gauche."

"Oh non, c'est trop." Dit Tony, un peu effrayé.

Tamara haussa les épaules. "Tu m'as demandé mon avis. Si tu étais mon petit ami, je t'encouragerais à faire ce que je t'ai dit."

"Tu ne penses pas que c'est un peu trop pour un homme?"

"Allez Tony, nous ne sommes plus au 19e siècle. Les limites entre les genres disparaissent peu à peu. Les femmes portent des pantalons, et les hommes des boucles d'oreilles. En quoi est-ce grave? Certains créateurs de mode ont même créé des jupes pour hommes." Tony éclata de rire, mais changea de sujet pour parler de choses moins embarrassantes pour lui. Il était quasiment convaincu, mais, plus tard, de retour au bureau, il demanda à son collègue Philip ce qu'il pensait des hommes qui portaient une boucle d'oreille. "C'est sympa," répondit-il, "pourquoi, tu veux en porter?"

"Oh, non… enfin oui… C'est Claudia qui veut que j'en porte une." Balbutia Tony.

"Eh bien, tu me diras si ça fait mal. J'y ai déjà pensé pour moi-même, mais je n'ai pas encore trouvé le temps." Cette réponse de son ami fit basculer la balance. Plus tard dans l'après-midi, Tony téléphona à Claudia et lui dit qu'il avait changé d'avis et qu'il acceptait de se faire percer le lobe de l'oreille gauche. Claudia était ravie, et comme elle ne voulait pas lui laisser le temps de changer d'avis une fois de plus, elle lui demanda de la rencontrer devant le centre commercial à cinq heures précises. Il eut une sensation désagréable dans son ventre quand il atteignit le centre commercial. L'image d'une aiguille pénétrant son oreille en un rien de temps pour y placer un bijou étincelant qui allait être permanent le fit quelque peu trembler. Claudia était d'excellente humeur en retrouvant son petit ami qui l'attendait déjà. Elle attrapa son bras et le traîna jusqu'à l'escalator. Malgré les réactions encourageantes de ses collègues, il la suivit avec une certaine réticence. Puis il vit la grande enseigne au néon "PIERCING CENTER".

"Oh non, on ne pourrait pas faire ça à la maison?" Demanda-t-il en chuchotant, mais Claudia l'ignora.

dimanche 5 novembre 2023

Auteur original: "Roger"

Quelques créations signées "Roger", cet auteur qui avait été l'un des premiers à publier ce genre de "captions" dans les années 90...

 






jeudi 2 novembre 2023

Captions signées Alia (Алия)

Version originale de ces captions sur le forum russe http://madhouse.ucoz.ru/ (anciennement tg-wonderland)

 Ce que j'aime chez cet auteur, c'est la grande diversité des thèmes!

 






samedi 28 octobre 2023

Une lettre de "Petticoat Discipline Quarterly"

Les lettres publiées sur le site "Petticoat Discipline Quarterly" (fermé depuis quelques mois) racontaient des témoignages de "petticoat discipline" (discipline par le jupon, ou "enjuponnage")

Celle-ci date des premières années de ce site: 


Ma mère voulait une fille

 

Bien des travestis font leurs premières expériences de travestissement durant leur enfance. Souvent, ils ont des mères qui voulaient avoir une fille, et qui le leur ont dit. Pour une raison ou une autre, ces parents trouveront des prétextes pour habiller leurs fils à la manière des filles. Dans les cas les moins extrêmes, un garçon, même sans ascendance écossaise, sera vêtu d'un kilt et d'un chemisier pour servir lors d'une cérémonie de mariage. Ensuite, sous prétexte "qu'on ne peut pas se permettre d'extravagances inutiles", il sera forcé de porter cette tenue, encore et encore jusqu'à l'usure, ou jusqu'à ce que ce soit trop petit pour lui.

Dans des cas plus extrêmes, un garçon sera soumis à la punition de "l'enjuponnage", largement utilisé à l'époque victorienne, et encore utilisé parfois de nos jours. Un garçon sera alors entièrement habillé en fille pour le punir par l'humiliation ainsi procurée. Ces mesures disciplinaires peuvent durer des journées entières, voire des semaines pendant les vacances.

Quand j’avais dix ans, ma propre mère, veuve, a choisi cette voie. Après avoir volé des pommes dans un verger local, j'ai été confiné à la maison pendant une semaine et, pour m'obliger à rester à la maison, on m'a confisqué mon pantalon. Je devais alors porter une tunique bleu marine et une culotte assortie, une tenue inspirée de l'uniforme de l'école de filles locale.

Comme vous pouvez l'imaginer, j'ai détesté ça et j'étais horriblement gêné par ma jupe courte plissée, même si je prenais bien soin de n'être vu ainsi que par ma mère. Pendant la suite de l'année, je me suis de plus en plus souvent retrouvé dans cet uniforme. Ma mère y a ajouté des chaussettes blanches, des chaussures en cuir verni et même parfois de longs bas marron avec des jarretelles. Je me souviens que les chaussures avaient des brides plutôt serrées et que je trouvais infantile et humiliant de devoir les porter.

Bien sûr, avec le temps, j'ai surmonté mes sentiments de gêne, et le fait de porter des jupes a cessé d'être une épreuve pour moi. J'ai remarqué que je n'étais jamais puni d'une autre manière, comme par exemple par des gifles. De plus, ma mère me montrait beaucoup d'affection lorsque j'étais en jupe. Quand elle voyait que mes bas étaient bien tendus, et que je faisais en sorte que ma tunique tombe bien, sans faux plis, elle me récompensait par des bonbons. J'ai fini  par réaliser que cet "enjuponnage" n'était qu'un prétexte pour pouvoir me traiter comme une fille plutôt que comme un fils.

Tout a brusquement évolué, lorsque, le jour de son anniversaire, je me suis levé tôt, j'ai enfilé ma tenue complète avec un soin particulier, et j'ai apporté son petit-déjeuner dans sa chambre. Elle était très étonnée de me voir porter volontairement mes jupes. Je lui ai assuré que cela me faisait plaisir, puisque cela la rendait visiblement heureuse.

Dès lors, toute prétention que cet enjuponnage était une punition a été abandonnée et c'est devenu une sorte de jeu de "déguisement" entre nous. Elle maîtrisait parfaitement l'utilisation de sa machine à coudre et confectionnait de nombreuses robes et jupons. Elle m'a même confectionné une robe de danse, un tutu, très court et avec beaucoup de volants. L'un des ajouts les plus délicieux était un kilt, que j'ai pu porter dehors. Elle l'a délibérément rendu plus court que ceux habituellement portés par les garçons, et je portais rarement un sporran (le petit sac que les écossais portent devant le kilt). Ses amies lui ont fait remarquer: "Il est ravissant dans son kilt, mais tu ne crois pas qu'il un peu court, et qu'il lui donne un air un peu féminin?" Nous nous réjouissions secrètement de ces propos.

J'ai aujourd'hui 20 ans, je suis un étudiant aux cheveux longs et je possède une vaste garde-robe composée de minijupes et de chaussures à talons hauts à la mode. Parfois, ma mère m'emmenait en vacances en tant que fille.

K.I.C. Berks.